Bars sans cigarette : qui s'en plaint encore ?
Trois ans après son entrée en vigueur, l'interdiction de fumer dans les bars semble être entrée en douceur dans les habitudes et recueille un consensus.
« Une partie de ma clientèle, ce sont des étudiants qui viennent entre deux cours prendre un café et fumer une clope : on les a perdus et ils ne sont pas revenus. Ils vont chez le copain qui a une piaule à côté de la fac. On a eu une baisse de 30 %…» Dans l'ensemble, les tenanciers de bar ont pourtant assimilé l'interdiction et y trouvent même des côtés positifs.
Kif-kif
« On a eu peur au départ », concède Braham Aït Abdelmalek, responsable des cafetiers à l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih) et patron du « Temps des Rois », place Plumereau. « Aujourd'hui, on voit qu'au niveau du chiffre, c'est kif-kif. On a même une clientèle qui ne venait pas avant : les personnes âgées, les mères de famille avec des enfants en bas âge… Et surtout, cela a favorisé la tolérance réciproque : tout le monde a joué le jeu. Je n'ai jamais eu l'obligation d'intervenir. »
D'une manière générale, la loi est respectée en ville sans que les pouvoirs publics n'aient eu à sortir le bâton. « Je ne suis pas certain que dans les troquets de quartier ou à la campagne lors du tournoi de belote, ce soit la même chose », fait remarquer un patron de bar. « Le véritable problème, ce sont les restaurants », explique Braham Aït Abdelmalek. « Quand les clients sont obligés de sortir le soir dans la rue pour fumer, je comprends que cela puisse gêner les voisins. »
Tous les établissements n'ont pas en effet la surface disponible en terrasse pour installer un barnum chauffé comme c'est le cas des établissements de la place Jean-Jaurès.
D'ailleurs, les inconditionnels de la non-fumette font remarquer que ces barnums ne respectent pas la lettre de la loi : elle exige qu'ils soient ouverts. Mais jusqu'à nouvel ordre, peu ont trouvé à redire à partir du moment où chacun peut trouver un espace dédié. Pour paraphraser Tartuffe, « Il est avec la loi des accommodements… »
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| Photos NR, Jean-François Bignon | ||||
| D’une manière générale, la loi est respectée sans que les pouvoirs publics interviennent. |
François Bluteau - Source : lanouvellerepublique.fr (23/01/2010)
« Une partie de ma clientèle, ce sont des étudiants qui viennent entre deux cours prendre un café et fumer une clope : on les a perdus et ils ne sont pas revenus. Ils vont chez le copain qui a une piaule à côté de la fac. On a eu une baisse de 30 %…» Dans l'ensemble, les tenanciers de bar ont pourtant assimilé l'interdiction et y trouvent même des côtés positifs.
Kif-kif
« On a eu peur au départ », concède Braham Aït Abdelmalek, responsable des cafetiers à l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih) et patron du « Temps des Rois », place Plumereau. « Aujourd'hui, on voit qu'au niveau du chiffre, c'est kif-kif. On a même une clientèle qui ne venait pas avant : les personnes âgées, les mères de famille avec des enfants en bas âge… Et surtout, cela a favorisé la tolérance réciproque : tout le monde a joué le jeu. Je n'ai jamais eu l'obligation d'intervenir. »
D'une manière générale, la loi est respectée en ville sans que les pouvoirs publics n'aient eu à sortir le bâton. « Je ne suis pas certain que dans les troquets de quartier ou à la campagne lors du tournoi de belote, ce soit la même chose », fait remarquer un patron de bar. « Le véritable problème, ce sont les restaurants », explique Braham Aït Abdelmalek. « Quand les clients sont obligés de sortir le soir dans la rue pour fumer, je comprends que cela puisse gêner les voisins. »
Tous les établissements n'ont pas en effet la surface disponible en terrasse pour installer un barnum chauffé comme c'est le cas des établissements de la place Jean-Jaurès.
D'ailleurs, les inconditionnels de la non-fumette font remarquer que ces barnums ne respectent pas la lettre de la loi : elle exige qu'ils soient ouverts. Mais jusqu'à nouvel ordre, peu ont trouvé à redire à partir du moment où chacun peut trouver un espace dédié. Pour paraphraser Tartuffe, « Il est avec la loi des accommodements… »
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