Bars sans cigarette : qui s'en plaint encore ?

Publié le par Cigarette électronique

Trois ans après son entrée en vigueur, l'interdiction de fumer dans les bars semble être entrée en douceur dans les habitudes et recueille un consensus.
 
         
Photos NR, Jean-François Bignon 
D’une manière générale, la loi est respectée sans que les pouvoirs publics interviennent.


François Bluteau - Source : lanouvellerepublique.fr  (23/01/2010)

Au départ, rien n'était gagné… D'un côté, les fumeurs qui se demandaient comment ils allaient faire pour continuer à en griller une, de l'autre les patrons de bar qui craignaient d'y perdre une partie de leur chiffre d'affaires. Crainte justifiée dans un premier temps : « Il ne faut pas le cacher, ce fut un coup dur », témoigne Robert Sabourrin, le patron du Helder à Tours.
« Une partie de ma clientèle, ce sont des étudiants qui viennent entre deux cours prendre un café et fumer une clope : on les a perdus et ils ne sont pas revenus. Ils vont chez le copain qui a une piaule à côté de la fac. On a eu une baisse de 30 %…» Dans l'ensemble, les tenanciers de bar ont pourtant assimilé l'interdiction et y trouvent même des côtés positifs. 
 



Kif-kif
 
« On a eu peur au départ », concède Braham Aït Abdelmalek, responsable des cafetiers à l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (Umih) et patron du « Temps des Rois », place Plumereau. « Aujourd'hui, on voit qu'au niveau du chiffre, c'est kif-kif. On a même une clientèle qui ne venait pas avant : les personnes âgées, les mères de famille avec des enfants en bas âge… Et surtout, cela a favorisé la tolérance réciproque : tout le monde a joué le jeu. Je n'ai jamais eu l'obligation d'intervenir. »
D'une manière générale, la loi est respectée en ville sans que les pouvoirs publics n'aient eu à sortir le bâton. « Je ne suis pas certain que dans les troquets de quartier ou à la campagne lors du tournoi de belote, ce soit la même chose », fait remarquer un patron de bar. « Le véritable problème, ce sont les restaurants », explique Braham Aït Abdelmalek. « Quand les clients sont obligés de sortir le soir dans la rue pour fumer, je comprends que cela puisse gêner les voisins. »
Tous les établissements n'ont pas en effet la surface disponible en terrasse pour installer un barnum chauffé comme c'est le cas des établissements de la place Jean-Jaurès.
D'ailleurs, les inconditionnels de la non-fumette font remarquer que ces barnums ne respectent pas la lettre de la loi : elle exige qu'ils soient ouverts. Mais jusqu'à nouvel ordre, peu ont trouvé à redire à partir du moment où chacun peut trouver un espace dédié. Pour paraphraser Tartuffe, « Il est avec la loi des accommodements… »
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B
Pourquoi certains bars n'autorisent pas la cigarette électronique?
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